Les concours de nouvelles : comment choisir en quelques points

Participer aux concours de nouvelles, c’est avoir la quasi certitude d’être lu… Bien sûr, cela ne signifie pas qu’on aura un retour sur ladite lecture (à moins d’être primé, mais là encore, ce n’est pas parce qu’on y met ses tripes qu’on est forcément récompensé). Voici quelques pistes pour bien choisir son concours parmi la myriade de concours présents sur le net:

  • Mon tout premier critère de sélection concerne la gratuité du concours… car ils sont loin d’être tous gratuits. A vous de voir si vous voulez payer pour participer (le pour c’est que ça permet d’éliminer un certain nombre de concurrents, le contre, c’est que ça peut très rapidement devenir un budget).
  • A qui s’adresse le concours ? Il y a parfois des restrictions au niveau de l’âge, de votre situation géographique, de votre parcours littéraire (si vous avez déjà été publié, de nombreux concours vous seront fermés)
  • Est-ce qu’il y a un thème imposé ? (sans thème imposé, l’exercice n’est pas forcément plus facile) Etes-vous sûr de l’avoir bien compris ? (gare au hors sujet !) Avez-vous les connaissances nécessaires pour rédiger un texte sur le sujet ? (pour les concours concernant un domaine bien spécifique ou une zone géographique précise).
  • Quelle longueur doit atteindre votre texte ? Existe-t-il des limites (maximum ou minimum) imposées ? (en nombre de pages, de mots ou de caractères). Exige-t-on un format particulier ? Une police particulière ?
  • Qui organise le concours ? Une information importante qui vous donnera une idée de l’importance de ce concours. Est-il organisé par une association ? Une maison d’édition ? Une commune ? Par le comité organisateur d’un salon ?
  • De quel délai disposez-vous pour rendre votre copie ? Aurez-vous le temps nécessaire pour écrire, vous relire et faire vos corrections ?
  • Quelle récompense est promise aux lauréats ? S’agit-il d’un concours pour la gloire, pour gagner de l’argent ou des récompenses en nature (livres, objets, nourriture… tout est possible) ?
  • Depuis quand ce concours existe-t-il ? Quelle est sa périodicité (a-t-il lieu tous les ans ? tous les trimestres ? tous les mois ?) ? Plus le concours est jeune, plus vos chances sont grandes car il sera moins connu. Plus le concours est fréquent, moins il est intéressant à gagner…

Pour conclure, je vous encourage à bien lire et décortiquer le règlement, à vous assurer que vous respectez bien les consignes qui vous sont données (rien de plus rageant que de se voir éliminé parce qu’on n’a pas utilisé le bon interligne ou la bonne marge !). Méfiez-vous également des médailles en chocolat (si on vous demande de payer pour recevoir une récompense, interrogez-vous : ne s’agit-il pas d’une arnaque ?). Enfin, ne vous trompez pas de genre : une nouvelle n’est pas un conte, assurez-vous de bien en maîtriser les codes avant de vous lancer.

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Passager de la nuit : épisode 1

Lundi 15 mars

Sa voix chuchote à mon oreille. Basse, grave, délicieusement virile, elle me récite des poèmes ou me fredonne de curieuses chansons que je n’ai jamais entendus auparavant. Il y vante ma beauté, ma grâce, mes qualités de coeur… puis il me promet l’amour éternel, la félicité. Il semble connaître le moindre de mes désirs et les égrène, les uns après les autres, comme autant de promesses…

Mardi 16 mars

Est-ce un rêve ? Est-ce la réalité ? Quand sa voix s’est élevée, j’ai entrouvert les yeux. Je me suis montrée très discrète, car je ne voulais pas l’effrayer. J’ai distingué une silhouette, grande et svelte et ce qui m’a semblé être une chevelure bouclée. Les épaules était large, la taille élancée. Il était assis près de mon lit et se penchait sur moi. A-t-il entendu mon souffle s’accélérer ou était-il seulement le produit de mon imagination ? Il a disparu brusquement.

Mercredi 17 mars

Je l’ai attendu pendant des heures, mais il n’est pas venu. Sans doute se méfie-t-il maintenant qu’il a été démasqué…

Jeudi 18 mars

Rien… Je suis épuisée. J’ai veillé une grande partie de la nuit pour rien.

Vendredi 19 mars

Je ne suis qu’une pauvre folle… Visiblement, il n’a jamais existé ailleurs que dans mes rêves, mais je continue d’espérer sa venue. En vain.

Samedi 20 mars

Je ne sais pas ce que j’ai. Probablement de la fatigue. Je me suis traînée jusqu’à mon lit. Puis je me suis effondrée, happée dans un sommeil sans rêve.

Dimanche 21 mars

Ma journée a été… comateuse, il n’y a pas d’autre mot. J’ai bien peur que cette nuit ne m’apporte aucun repos ! Je ferme les yeux néanmoins et je sombre.

Lundi 22 mars

La nuit dernière a été peuplée de cauchemars. Je me suis réveillée en hurlant de terreur. J’étais fiévreuse et au plus mal… C’est alors qu’une main glacée s’est posée sur mon front et que sa voix m’a susurré des mots apaisants. Il était là à nouveau ! Tout est allé mieux ensuite. Je me suis rendormie et cette fois, j’ai pu prendre un vrai repos.

Mardi 23 mars

J’attends les yeux grand ouverts… Viendra-t-il ou attendra-t-il que je m’assoupisse ? Dans un coin de la chambre, une ombre bouge. Il s’approche doucement. Un rayon de lune vient frapper son visage. Que cet homme est beau ! Mon coeur se serre tandis qu’il s’installe à mon côté. Il sourit, puis pour la première fois, ses lèvres froides se posent sur les miennes. J’en suis toute saisie. Il prend ma main dans la sienne et presque aussitôt, le sommeil m’emporte.

Mercredi 31 mars

Mes journées sont mornes et dénuées de toute saveur. Je ne vis vraiment que la nuit, quand il est là et qu’il m’entoure de son affection. Je n’arrive toujours pas à me convaincre de sa réalité. Si c’est un rêve, je ne veux pas me réveiller. Si c’est de la folie, qu’on s’abstienne de me soigner ! Qui est-il ? D’où vient-il ? Je l’ignore et je m’en moque. Je ne souhaite qu’une seule chose : être avec lui.

Lundi19 avril

J’ai cessé d’aller travailler. Je n’en ressens pas la nécessité. D’ailleurs, le monde extérieur m’indiffère. Il n’y a que lui, rien que lui qui compte et qui fait battre mon coeur.

L’appartement est vide et silencieux. Dans la chambre de la jeune fille, posé sur son lit, son journal intime est ouvert. Le vent qui s’engouffre par la fenêtre joue avec les pages. Dans quelques jours, ses collègues, sa famille et ses amis s’aviseront de sa disparition… mais son absence, pour le moment, demeure inaperçue dans cette nuit un peu fraîche.

A SUIVRE… 

Outil pour écrire : la fiche personnage, un moyen de donner vie à un personnage de fiction.

Qu’on soit auteur de contes, de nouvelles, de pièces de théâtre ou de romans, les personnages sont des éléments clés du récit. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, c’est parfois un vrai casse-tête de leur donner vie, d’abord dans mon esprit et ensuite par écrit.
Quand je bloque ou quand je souhaite mettre en place une intrigue un peu complexe, j’utilise donc une fiche personnage qui m’aide à dresser le portrait de mes protagonistes et à savoir de quelle manière je vais pouvoir les utiliser dans mon histoire.
Je vous livre donc ma fiche personnage type, libre à vous de l’adapter à vos besoin en la raccourcissant ou en la complétant. Pour que cet outil fonctionne, il faut se l’approprier en le personnalisant.

I) Le physique du personnage :

A) Son allure générale (ce que l’on distingue de loin, sa silhouette en somme) :

  • sa taille
  • son poids
  • sa morphologie (est-il trapu ? gras ? musclé ?)
  • sa démarche
  • sa tenue vestimentaire

B) Son physique en détail :

  • ses cheveux : longueur, coupe, couleur, sont-ils fins ? épais ? soignés ou négligés ?
  • son visage : la forme du visage, la couleur de la peau, le front, les sourcils, les oreilles, les yeux (éléments non négligeables !), le nez, les joues, la bouche…Prenez le temps de vous représenter chaque détail. L’image floue de votre personnage va ainsi devenir de plus en plus nette.
  • la forme et la longueur de son cou, ses épaules, ses bras, son torse, ses mains (là encore, un élément important, souvent révélateur du caractère ou des activités du personnage)
  • le bas du corps : les fesses, les cuisses, les pieds…
  • d’éventuels signes distinctifs (cicatrices, tâches de rousseur, grain de beauté…)

II) Le portrait moral du personnage :

A) Ses qualités

B) Ses défauts

C) Son histoire

Ne vous y trompez pas : cette seconde partie demande beaucoup de travail. Les caractéristiques morales du personnage doivent être cohérentes et détaillées. Cependant, nul besoin de faire coïncider le physique et le moral… C’est bien connu : l’habit ne fait pas le moine !

III) La dimension sociale :

A) Sa carte d’identité : nom, prénom, surnom, pseudonyme éventuel…

B) Sa profession, ses compétences

C) Son statut social : riche ? pauvre ? De quel milieu vient-il ?

D) Sa relation aux autres : est-ce un suiveur ou au contraire un meneur ? A-t-il besoin d’être entouré ou est-ce un solitaire ?

En jetant par écrit toutes ces informations, vous devriez obtenir une image mentale bien plus précise de votre personnage, ce qui facilitera ensuite votre travail d’écriture (on avance beaucoup mieux, lorsqu’il n’est pas nécessaire de s’arrêter sur certains détails). C’est en tout cas la méthode que j’utilise. Et vous ? Quelle est la vôtre ?

La ponctuation… mais à quoi ça sert ?(et comment l’utiliser)

S’il y a bien une chose spécifique de la langue écrite, c’est cette satanée ponctuation ! Indispensable au rythme du texte, à sa compréhension, judicieusement utilisée, elle peut vite faire la différence.

Tout d’abord, faisons un petit tour d’horizon de la ponctuation dans la langue française. Celle-ci utilise entre dix et douze signes de ponctuation : le point {.}, le point d’exclamation {!}, le point d’interrogation {?}, le point de suspension {…}, le point virgule {;}, le deux-points {:},la virgule {,}, les parenthèses {()}, les crochets {[]}, les guillemets {«»}, le tiret {-}, les accolades {{}} et barre oblique {/}.

Globalement, on peut distinguer plusieurs catégories de signes de ponctuation. Certains signes permettent de rythmer la phrase :

  • Le point {.} qui termine la phrase marque un arrêt.
  • Le point de suspension {…} que l’on peut trouver parfois au milieu d’une phrase (même si cet usage est discutable), marque une pause, un silence dans la phrase, alors qu’en fin de phrase, il laisse deviner une suite (un suspens comme son nom l’indique).
  • Le point virgule {;} marque une pause moyenne. Il sert en général à séparer des propositions indépendantes (ce pauvre point virgule est d’ailleurs en voie de disparition, car de moins en moins utilisé).
  • La virgule {,} marque une courte pause. Elle permet de séparer des termes (dans une énumération) ou de les lier (notamment dans une apposition).

 

La ponctuation induit aussi la musicalité d’un texte car elle sert à traduire l’intonation (ce qu’on appelle la prosodie):

  • Le point d’interrogation {?} termine une question. La voix monte sur la dernière syllabe.
  • Le point d’exclamation {!} en fin de phrase traduit une émotion ou un ordre. La voix descend sur la dernière syllabe de manière prononcée.
  • Le point {.} (encore lui !) demande aussi de descendre la voix sur la dernière syllabe.
  • Le point de suspension{…}, selon son emplacement dans la phrase suscitera une intonation montante (au milieu d’une phrase) ou descendante (en fin de phrase).

Certains signes ont des fonctions très spécifiques :

  • Le deux-points {:} ouvre une énumération, un dialogue.
  • Le tiret {-} marque un changement d’interlocuteur dans un dialogue, mais on l’utilise aussi pour différencier les éléments d’une liste.
  • Les guillemets {«»} servent à introduire du langage parlé, à faire une citation ou à marquer que le terme placé entre guillemets est soit incorrect (si on utilise par exemple un néologisme), soit différent de la pensée de l’auteur.
  • les parenthèses {()} apportent une précision dans la phrase (et se traduisent par une courte pause à l’oral).
  •  les crochets {[]}, s’utilisent à l’intérieur de parenthèses (donnant une précision à la précision) ou encadrant un point de suspension (ce qui indique qu’une partie du texte cité a été tronqué).
  • L’accolade {{}} délimite des éléments appartenant à un même groupe dans le texte.
  • La barre oblique {/} sépare deux éléments. Elle correspond à un «et» ou à un «ou».

Bien sûr, la langue française étant une langue vivante, on constate parfois une utilisation différente des ces signes de ponctuation. Ainsi on peut trouver des {!!!}, des {???} ou des {!?} pour accentuer l’exclamation ou l’interrogation que ces points expriment. A mon sens, ils ont plus leur place dans une bande dessinée (par leur effet visuel) que dans un texte littéraire (mais tout est question de sensibilité personnelle). Il existe aussi quelques emprunts à d’autres langues, l’anglais pour ne citer que celle-ci, tels les {«  »} en lieu et place des traditionnels guillemets {«»}… Je ne suis pas la dernière à en faire usage, ils sont plus faciles à trouver sur le clavier.

Pour finir, voici un récapitulatif du bon usage des espaces (en France) avant et après les signes de ponctuation :

  • le point {.} : pas d’espace avant, mais un espace après.
  • le point d’exclamation {!} : un espace avant et un espace après.
  • le point d’interrogation {?} : un espace avant et un espace après.
  • le point de suspension {…} : pas d’espace avant, mais un espace après.
  • le point virgule {;} : un espace avant et un espace après.
  • le deux-points {:} : un espace avant et un espace après.
  • la virgule {,} : pas d’espace avant, mais un espace après.
  • la parenthèse ouvrante {(} : un espace avant, pas d’espace après.
  • la parenthèse fermante {)} : pas d’espace avant, un espace après.
  • le crochet ouvrant {[} : un espace avant, pas d’espace après.
  • Le crochet fermant {]} : pas d’espace avant, un espace après.
  • le guillemet ouvrant {«} : un espace avant et un espace après.
  • le guillemet fermant {»} : un espace avant et un espace après.
  • le tiret {-} : un espace avant et un espace après.
  • la barre oblique {/} : un espace avant et un espace après ou pas d’espace avant et pas d’espace après.
  • l’accolade ouvrante ou fermante {{ou}} : un espace avant et un espace après.

 

Il reste sans doute beaucoup de choses à dire sur le sujet et je vous invite à le faire en commentaire. N’hésitez pas à me signaler toute erreur dans cet article ! A bientôt…

Une nouvelle aventure…

Un blog ? Pour quoi faire ?

D’abord pour progresser à travers des échanges en prêtant l’oreille aux commentaires des uns et des autres, parce qu’on avance bien mieux quand on n’est pas seule. Difficile quand on écrit d’avoir le recul nécessaire sur son propre travail. Un œil extérieur sera souvent plus critique. Je crois à la richesse des relations humaines !

Ensuite pour partager ma propre expérience, aussi modeste soit-elle. Peut-être vous apportera-t-elle une aide quelconque, ce ne serait déjà pas si mal ! J’écris depuis l’âge de 17 ans, j’en ai aujourd’hui 42 : j’ai fait un peu de chemin, avec mon lot d’erreurs et de succès. Je connais deux trois ficelles, quelques bons plans, pourquoi les garder pour moi s’ils peuvent intéresser quelqu’un d’autre ?

Enfin pour discuter de ce que j’aime, de ce qui m’interpelle en bien comme en mal… l’occasion peut-être de débattre et de poser un regard neuf sur les choses, grâce à vous et à vos remarques.

Au plaisir de vous lire.

Cordialement,

 

Sandra

 

 

 

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